Carburants: les routiers au ralenti dans toute la France, lundi
Embouteillages nationaux en perspective: après les actions locales de ces dernières semaines, les principales fédérations patronales du transport routier appellent à une journée d'action "reconductible" dans toute la France, lundi, pour exiger des mesures d'urgence face à la hausse du prix des carburants.
Les dernières actions se sont concentrées tout au long de la semaine dernière sur la frontière franco-espagnole, alors que le mouvement des routiers prenait de l'ampleur en Espagne.
La FNTR, l'UNOSTRA et TLF, peu convaincues par les annonces du gouvernement le 5 juin, appellent essentiellement à des opérations escargot et péages gratuits dans toute la France lundi. Selon la FNTR, l'action devrait mobiliser au moins 3.000 à 5.000 véhicules.
"Devant l'insuffisance des réponses gouvernementales à la crise que traverse aujourd'hui le transport routier de marchandises", la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) annonce dans un communiqué "des actions unitaires" avec l'Union nationale des organisations syndicales de transport routier et automobile (UNOSTRA) et Transport et logistique de France (TLF).
Les syndicats du transport routier promettent qu'ils veilleront à ne pas perturber les épreuves du baccalauréat et ne pas empêcher les candidats de s'y rendre.
Le 5 juin dernier, le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau avait annoncé plusieurs mesures conjoncturelles, dont l'adoption par le Parlement d'un amendement à la loi de modernisation de l'économie, permettant aux entreprises de transport routier de répercuter sur les factures de leurs clients l'augmentation du prix des carburants.
Il avait aussi annoncé un étalement du paiement des charges fiscales et sociales, ainsi qu'une accélération du remboursement de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers).
Les transporteurs routiers jugent que ces mesures représentent "un premier pas", mais, selon la FNTR, elles "ne sont pas à la hauteur des enjeux", et "doivent être complétées par des mesures visant à alléger la charge fiscale et sociale des entreprises".
Faute de réponse, le mouvement pourrait se prolonger mardi. D'autant plus que la Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT) menace d'entrer dans la danse si les annonces qu'elle attend, lundi, de Bercy concernant cette profession ne sont pas jugées "positives".