Gazole - Les routiers bloquent les accès à la Défense
En pleine heure de pointe, la circulation est bloquée sur l'A86 entre Gennevilliers et la Défense. L'objectif des routiers : une manifestation devant la tour Total. Les dépôts pétroliers de Gennevilliers n'ont cependant pas été bloqués par les routiers.
Les routiers ont procédé à des opérations escargot dans toute la france hier, mais Paris avait été épargnée. Ce matin, ils s'attaquent à l'Ouest de la capitale en bloquant l'A86, entre Gennevilliers et la Défense. Une centaine de poids lourds bloque la circulation en pleine heure de pointe dans les deux sens, accompagnés de plusieurs dizaines de taxis. Les transporteurs routiers entendent rejoindre le quartier d'affaires de La Défense et se rendre devant la tour du groupe pétrolier Total. Les dépôts de pétrole du port de Gennevilliers n'ont cependant pas été bloqués.
En attendant les propositions du gouvernement, les routiers continuent donc leur mobilisation. Ils réclement toujours la sécurisation du prix du gazole au niveau où il a été négocié en janvier 2008, soit 98 centimes d'euro du litre. Lundi, Dominique Bussereau a promis des réponses à l'inquiétude des routiers en milieu de semaine. Après avoir rencontré des représentants des transporteurs, le secrétaire d'Etat aux Transports a en effet annoncé "une réponse très claire sur les demandes conjoncturelles, sur l'évolution structurelle de la profession et sur ce que seront les priorités de la France pendant la présidence de l'Union européenne, en particulier comment nous essayerons de faire évoluer la fiscalité pétrolière". "Nous avons reçu une écoute positive de Dominique Bussereau", a indiqué de son côté le secrétaire général de la Fédération nationale des transports routiers, Jean-Paul Deneuville. "Nous attendons des réponses pour la fin de semaine."
D'ores et déjà, les ministres des Finances de la zone euro ont rejeté lundi à Francfort la proposition du président français Nicolas Sarkozy de plafonner la TVA sur les carburants pour faire face à la flambée des prix pétroliers. "Je pense que la France a déjà quelques problèmes pour maintenir son budget en ordre, donc réduire les impôts ne va pas nécessairement rendre la chose plus facile pour eux", a estimé le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos. Le Premier ministre François FIllon a lui déclaré que la question serait soumise au prochain Conseil européen.